|  | Faire connaissance avec le peintre, André Jongen Né à Amay le 3 juillet 1946, Il est le descendant d'une lignée d'artistes. Le plus lointain et illustre d'entre eux est sans nul doute Zénobe Gramme, né à Jehay-Bodegnée 1826-1901 . Inventeur de la dynamo-électrique, génératrice de courant continu réversible…info sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Z%C3%A9nobe_Gramme Le compositeur et chef d'orchestre liégeois Joseph Jongen 1873-1953 www.wallonie-en-ligne.net/1995_Cent_Wallons/Jongen_Joseph.htm Le pianiste compositeur de musique classique Léon Jongen 1885-1969 http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_Jongen Le violoniste Charles Jongen, né à Liége en 1937 dans une famille de musiciens mondialement connus. http://www.lamediatheque.be/travers_sons/vieuxtemps.htm L'artiste peintre liégeois Fernand Jongen né en 1893, décédé en 1978 à Liège; frère de son grand-père paternel , infos sur www.nobel.be Cette hérédité explique sans doute son attachement pour ce qui touche l'art dans sa diversité. Après une enfance passée en Afrique ou tout le ravit, la profusion des couleurs, les jeux de lumière du soleil couchant l'influence beaucoup. C'est en voyant peindre les indigènes qu'il prend conscience de son penchant artistique. La peinture se révèle à lui comme une évidence, un drap de lit tendu entre deux bois lui servait de support. Il réalise sa première toile à l'age 15 ans. Son père est un fervent admirateur et critique, il lui offre son premier chevalet qu'André garde bien précieusement. De retour en Belgique, en 1960, sa passion pour la peinture va le conduire dans l'atelier de son oncle Fernand Jongen qui lui a enseigné les rudiments nécessaire à la pratique de cet art, et à la technique de la peinture à l'huile, tout en lui laissant la liberté de s'exprimer afin d'affirmer sa propre personnalité. Sous les yeux attentifs du maître l'élève progresse rapidement. En 1972, le samedi il se joint à un groupe d'artistes Hutois, Edouart Genot,( le père du peintre Luc Genot ) , Michel Genot , Jacques Riffon et Camille Riffon . Le dimanche il va retrouver le club « la barbouille » animé par Camille Riffon, ( Paul Mohr, Robert Courtois… ) et de temps en temps Pierre Wathieu et Maggy Frère se joignent à eux. Il les retrouve tous les week-ends pour un repérage en nature, moments précieux pour lui car trop rares, ses activités professionnelles ne lui permettent pas de se joindre à eux en semaine. Ensemble ils sillonnent le Condroz mais aussi les Fagnes et les Ardennes, ils plantent leurs chevalets dès qu'ils ont repéré un lieu paisible à croquer, et ce en toute saison, l'hiver bien au chaud sous une tente au coin d'un bon feu de bois, l'été sous un parasol. De retour à la tombée du jour, fourbu, mais heureux, c'est à l'atelier qu'il va peaufiner les détails de l'œuvre commencée avec ses amis. Ils ne sont pas moins de ces artistes qui pratiquent un art par passion, la peinture en étant un, tandis que la nature en est un autre. Quelle belle époque pour cette bande de joyeux drilles! .. Que de souvenirs ? Suite à la disparition de Camille Riffon, en 1987 le groupe s'est peu à peu disloqué. André perd son ami Camille, un dimanche soir après une journée de peinture en fagne, il est le dernier à l'avoir côtoyé. En juillet de la même année, une nouvelle épreuve l'attend, la perte de son père le blesse cruellement, son oeil avisé et sa critique objective lui manque énormément. En octobre 1988, lors de la sélection luxembourgeoise du prix de France, André Jongen a reçu la palette de bronze, ce qui lui permet de participer à la finale du concours international du prix de France, à Tulette en Provence le 19 novembre 1988. Avec quel brio ? Il y remporte la première place et la médaille d'or en peinture toutes catégories, sous le contrôle de l'ordre international des artistes créateurs. Cette récompense est le fruit de nombreuses années de travail. Une belle consécration pour cet artiste qui acquiert progressivement une notoriété certaine. Autre récompense, et non des moindres, c'est l'entrée du lauréat dans les cotations officielles. En 1989, une de ses œuvres est acquise par la province de liège « une fagne » Lors d'une exposition à liège, André fait la connaissance du peintre Fernand Vetcour, admiratif de son travail, il lui rendra plusieurs fois visite dans son atelier à Grivegnée. Il est resté en contact avec le peintre jusqu'à son décès en 2001. André a fait aussi quelques sorties en Fagnes en compagnie de l'aquarelliste Léon Claessens. Tout ce passé l'a façonné, la peinture chez lui est héréditaire et son talent s'affirme dans la description paysagère à laquelle il apporte une émouvante touche personnelle. La peinture d'André à caractère figuratif est un hymne à la nature qu'il aime tant, il restitue les dégradés atmosphériques avec une remarquable intensité, ses paysages n'ont rien de superficiel. Son amour du terroir transparaît dans le choix de ses paysages reposants, la maîtrise de la technique est évidente et par-dessus tout, un extraordinaire sens de la lumière semble lui venir tout droit de l'équateur. Il rend un hommage perpétuel à la beauté qui l'entoure, contemplatif il entretient avec la nature un dialogue impressionnant. Chevalet sous le bras il bat la campagne et chasse les décors en connaisseur, ses angles de vues en témoignent. André a une prédilection pour la Fagne envoûtante, la beauté sauvage du Zwin, les mystérieux marais de Campine, les magnifiques forêts ardennaises, les cours d'eau si variés. Il se laisse envoûter par la beauté et la magie de la Semois, tout comme avant lui, ses artistes favoris Richard Heintz et Elie Louis qui ont si bien su la peindre. André est fasciné par les saisons, il ne cache pas sa préférence pour la féerie colorée de l'automne, à cette époque la nature se pare de ses plus somptueux atouts. Il apprécie aussi l'hiver pour sa lumière douce et reposante, le soleil qui flamboie et l'hiver qui grisonne, sous un voile de brume ou recouvert d'un manteau de neige, font ressortir la richesse des coloris tout en finesse. Ils sont rares aujourd'hui les coins de nos régions qui ont échappé à son œil averti et qui n'ont pas encore été immortalisés par ses pinceaux. Si l'huile est le moyen d'exprimer au mieux son émotion, il maîtrise également une variété de technique, fusain, aquarelle et pastel. Si le paysage domine dans l'ensemble de son œuvre, il ne délaisse pas pour autant la nature morte, la composition, et le portrait. Son admiration pour Monet l'incite à parcourir la France, captivé par la beauté et la diversité de ses paysages, elle se veut une source bénéfique de créativité. Il ne résiste pas à croquer la Bretagne, la Provence et les Alpes à l'aquarelle, à l'huile ou au pastel. Il revient avec des toiles chargées de soleil provençal, de superbes vues réalisées dans les Alpes et des marines bretonnes qui nous invitent au voyage. Son besoin naturel de liberté a fait de lui un peintre aux multiples facettes, la nature dans toute sa diversité est une source d'inspiration, au fil du temps, son sujet prend forme, avec ses contrastes changeants au gré des saisons. Depuis, André continue son parcours artistique avec bonheur, peu importe le temps, qu'il pleuve ou qu'il neige, il est présent sur le terrain, lorsque le sujet est trop complexe, il prend des annotations et le termine à l'atelier. Sur un fond de musique classique, là- bas les heures ne comptent plus, il peaufine son sujet ,pointilleux et soucieux du moindre détail.
Comme il aime à le souligner, tant qu'il saura manier les pinceaux, il nous fera partager sa passion.
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